.About.

Gabrielle Lerch

1993

Vit et travaille à Bruxelles

Ma pratique artistique mêle sculpture, vidéo et photographie dans des dispositifs qui interrogent les rapports de force entre genres et entre espèces. Mes pièces peuvent être assimilées à des décors que je mets en scène dans un espace d’exposition. 

Corps animal et humain sont omniprésents dans mon travail, souvent hybrides, fragmentés, érotisés. Mes pièces matérialisent des questionnements sur des problématiques contemporaines : l’image et le rôle des femmes dans les médias et au regard de l’Histoire, et le rapport qu’entretient l’être humain au corps et au monde animal. 

Je collectionne des vidéos de Cnidaires (méduses, coraux, anémones de mer) qui m’intéressent par leur forme et pour ce qu’elle évoque : une image à la fois érotique et monstrueuse. Je les associe à des figures féminines mythiques (comme Médusa, les Sirènes, Lilith). Je vais régulièrement filmer les Cnidaires dans des aquariums et j’utilise ces vidéos pour créer des êtres hybrides en les projetant sur des modèles humains, notamment sur mon corps. 

L’esthétique de la douleur m’interpelle : de la violence pornographique à la vision dérangeante d’une chimère. Je m’intéresse à la gestuelle imposée au corps de la femme dans les films X ainsi qu’à la manière dont ces derniers sont réalisés. Étranglements, mains sur et dans la bouche, sont tout autant d’attitudes banalisées par la pornographie qui mettent en lumière les rapports de dominations qui continuent à régir les relations hommes-femmes. 

Le corps est langage et les êtres que je crée s’expriment à travers lui.